Des mots de nos stagiaires…

Pedro Rodriguez 3 avril 2013

Nous poursuivons notre série de témoignages de nos stagiaires. Cette fois-ci, nous vous proposons deux extraits tirés des rapports de deux stagiaires ayant travaillé au Guatemala.

SOPHIE MAJEAU-CHIASSON,
Stagiaire de SOCODEVI en développement d’outils coopératifs et d’outils de gestion, Guatemala (2010-2011)
«Au Guatemala, j’ai été étonnée d’observer l’absence de frontière entre les sphères privées et professionnelles. J’ai eu à travailler au domicile de certains membres dans les coopératives qui n’avaient pas de bureaux. Des membres assistaient à des réunions accompagnés de leurs jeunes enfants. J’ai aussi été invitée à des célébrations. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que mes interlocuteurs se soient enquis de mon statut marital et de mon organisation familiale. Je dirais même que de s’intéresser à la vie privée des autres est un signe de respect chez les Guatémaltèques alors qu’au Québec, ces questionnements pourraient être perçus comme déplacés ou intrusifs.

Je suis consciente que l’égalité entre les hommes et les femmes est loin d’être une valeur universelle. Comme pour plusieurs femmes de ma génération, cette disparité m’a toujours paru à la fois théorique et lointaine. Mon expérience m’a permis de découvrir concrètement la vie quotidienne dans une société où l’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas un principe partagé par tous. Au Guatemala, la conciliation travail-famille est une réalité qui semble souvent relever de l’exploit. Côtoyer cette réalité permet de remettre en perspective notre mode de vie et notre système social. »

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JOSÉ RECINOS,
Stagiaire de SOCODEVI en développement d’outils de gestion pour les coopératives, Guatemala (2011)
«Mon stage m’a permis de voir de mes propres yeux, directement sur le terrain et au niveau de la gestion, comment le mouvement coopératif est important pour le développement et l’amélioration des conditions générales des secteurs clés au pays comme l’accès à l’habitation, l’accès à l’épargne et aux crédits, l’amélioration de la productivité et des conditions de travail du secteur agricole et de la pêche. Bref, au Guatemala, le mouvement coopératif est bien vivant mais il y a beaucoup à faire pour maximiser l’aide internationale telle que faite par SOCODEVI. Une chose est certaine, si nous y mettons tous et appliquons avec rigueur les principes et valeurs coopératifs, plusieurs projets peuvent être réalisés afin de laisser un bel héritage aux gens les plus défavorisés. Ce stage a été une révélation car il est maintenant clair que j’aimerais entamer et poursuivre une carrière à l’international»

Grâce au soutien financier de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), notre Programme de stages internationaux sur les jeunes (PSIJ) a permis à une cinquantaine de jeunes diplômés de vivre une véritable expérience de travail en développement international.

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